Président

Le journal sarkostique de Joseph Savès

Non aux mariages Omo!

15 décembre 2009

Point de vue de Lorenzo Patti

Plus blanc que blanc, c’est quoi? Ceux de ma génération ont probablement encore en mémoire la gouaille salvatrice du visionnaire Coluche qui pointait déjà du doigt, en son temps, les ravages de la déforestation cérébrale opérée, dans nos sociétés, par la fée publicité. Une poignée d’années plus tard, la réponse à cette interrogation colorimétro-métaphysique nous est fournie par un autre visionnaire des temps modernes: Eric Besson, notre bien aimé Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire. Je ne sais pas pourquoi mais cette débauche de substantifs, en forme d’étalage à la Prévert, me fait songer à un autre humoriste regretté, Pierre Desproges, qui demandait, dans l’un de ses célèbres sketchs (1), qui était l’intrus parmi les quatre mots suivants: métastases, chimiothérapie, Schwarzenberg et avenir… Mais je m’écarte du sujet en mettant à mal votre impatience et votre soif de connaissances. Donc, plus blanc que blanc c’est…. Gris! Eh oui, sur l’échelle de la délinquance gouvernementale il y a désormais plus grave et plus anti-français que le mariage blanc, en l’occurrence le mariage gris, « une escroquerie sentimentale à but migratoire ». Diantre! Pire que l’arnaque au drapeau national, orchestrée par deux adultes consentants, il y aurait donc l’union d’un gentil gaulois(e) innocent(e) avec un(e) machiavélique séducteur(trice) à la peau passablement basanée. Tiens, au fait, pourquoi ne pas parler de mariage noir, rouge ou jaune? Peut-être que le mélange de tout cela donne du gris? Je n’ai pas tester. A vos palettes. Et sur quels chiffres s’appuie notre Charles Martel de l’état-civil hexagonal? Aucun. Rien. Une simple intuition humaniste, une pensée vierge et désintéressée à l’image des préoccupations électoralistes qui lui ont soufflé le nauséeux débat sur l’identité nationale. Brouet pestilentiel aux remugles « pétainistes ». Tiens, au passage, une petite piqûre de rappel à l’heure où l’enseignement de l’Histoire est remis en cause par son alter ego de l’Education. Sur quoi a été construite la société française durant tous ses siècles où les grands de ce monde ont assis leur puissance politique ou leurs empires industriels à grands coups d’union qualifiées, pudiquement, de mariages de raison? Fermons la parenthèse. Et que va donc faire, dans un premier temps, notre Iago sarkozien pour éradiquer cette nouvelle déferlante de trompe-l’amour métissés? Et bien mettre en place un groupe de travail! Evidemment. Une usine à gaz de plus dans laquelle de pseudo experts, triés sur le volet, vont pouvoir, pendant de longs mois, se masturber les neurones et produire un rapport qui finira dans un tiroir ou servira, au pire, d’alibi au programme qu’auront déjà concocté, en coulisse, une kyrielle de marionnettistes plus ou moins invisibles. Et après? Après il sera temps de créer une nouvelle brigade de fonctionnaires zélés et dévoués, chargés d’évaluer et d’interpréter la seule variable qui échappera probablement, de tous temps, aux mises en équation et aux cases informatisées. L’Amour. Dernier mystère humain. Alchimie fragile capable de transmuter le plomb en or, la passion en haine. Et ce n’est pas ce pauvre Eric Besson qui va me démentir, lui dont le couple vient de sombrer tragiquement après vingt-six années d’une croisière sans nuage. Mais, comme dirait l’autre, « tout cela ne nous regarde pas ». Sauf, sauf quand la sphère privée déteint sur les libertés publiques et que les grands donneurs de leçons, qui sont d’ailleurs souvent les moins aptes à en accepter, érigent en interdit les pulsions qui les gouvernent. Stéphane Guillon, auteur d’une décapante chronique dans laquelle il faisait allusion, avec la réserve et le tact dont il est coutumier, à la jeune fiancée marocaine de Monsieur le Ministre pourrait d’ailleurs en faire les frais, Monsieur Eric Besson étant, semble t-il, dénué du moindre chromosome constitutif de cette fameuse faculté qui serait le propre de l’Homme. C’est sans doute pour cela que Stéphane Guillon n’a pas poussé le bouchon un peu plus loin en évoquant la généalogie de Monsieur le Ministre. Mère libanaise et père français. Ca ne vous rappelle rien? Mais comme disait là encore Desproges, « on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ».
Lorenzo Patti

(1) QI 130

Devinette

27 octobre 2009

Voici une devinette de très mauvais goût mais basée sur des données avérées,

La cinquantaine fringante, j’ai dirigé/je dirige un grand État d’Europe occidentale,
J’étais/je suis petit, brun, l’oeil noir et les mauvaises langues se moquent de mes tics nerveux et de ma démarche chaplinesque,
Mon père était/est d’origine étrangère et j’ai souffert de son mépris quand j’étais adolescent,
J’étais un cancre au collège et j’ai raté mes études ; je ne maîtrise aucune langue étrangère,
J’étais/je suis du genre casanier ; je n’aime pas découcher et je limite au maximum mes voyages à l’étranger,
J’avais/j’ai des relations tordues avec les femmes ; je n’ai pas su garder la seule que j’aie aimée et je dois surtout à mon statut la relation avec ma compagne actuelle,
Je ne buvais/je ne bois jamais de vin ni d’alcool,
J’étais/je suis paresseux ; je me lève tard et je n’aime rien tant que batifoler avec ma compagne ou regarder des films ; cela dit, en public, je veille à donner l’impression d’un dirigeant toujours sur la brèche !
J’étais/je suis le meilleur orateur de ma génération et je séduis les masses avec des slogans au ras des pâquerettes,
Je suis…

Vous avez trouvé? Vous avez droit à deux réponses ; quelle est la seconde?
Un indice ? L’un avait une petite moustache, l’autre pas,
Un autre indice ? L’un avait un père autrichien, l’autre hongrois.

Vous avez trouvé ? Comment, dites-vous ! Ces deux personnages ne sont pas comparables ! C’est scandaleux !…

- C’est vrai, mis à part les traits de personnalité ci-dessous, strictement véridiques, ils n’ont rien de commun.
Le premier était possédé par une vision et a installé sa dictature pour la mettre en œuvre.
Le second n’est mû que par le désir d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir, pour épater son entourage et se faire admettre dans le cercle fermé des milliardaires ; c’est un autocrate mou, comme beaucoup de ses homologues africains.

Pourquoi tant de haine ?

17 octobre 2009

Point de vue de Lorenzo Patti

Népotisme, Fait du Prince, Entrisme, République bananière… Que de billevesées n’aura t-on pas entendu concernant la nomination de M. Jean Sarkozy à la présidence de l’EPAD (Etablissement Publique d’Aménagement de la Défense). Des voix traîtresses, hostiles à ce qui n’est qu’une bonne expression de la démocratie, se seraient même élevées dans les propres rangs de l’UMP. Comme a dit fort justement Mr Luc Chatel, porte-parole du gouvernement et accessoirement Ministre de l’Education, « cette affaire commence à suffire ». Où va t-on, en effet, « si l’on juge Mr Jean Sarkozy sur la base de son nom, de son origine, de sa jeunesse » et pourquoi pas, bientôt, « sur la race ». Il est facile d’imaginer tous les dérapages auxquels pourrait conduire l’application de tels critères discriminatoires, fleurant bon la « chasse à l’homme » comme le souligne si justement et, à bon escient, Mr le Ministre ! Une politique d’exclusion et de répression qui priverait bon nombre de citoyens de leurs droits les plus élémentaires, comme celui d’accéder à un logement ou a des soins décents ! Et pourquoi pas se retrouver technicien de surface avec, en poche, un DEA d’informatique lorsqu’on s’appelle Brice, Louis-Maxence ou Pierre-Antoine ! En poussant à leur paroxysme de tels scénarii, fleurant bon les années quarante, pourquoi ne pas imaginer la construction de véritables camps de rétention dans lesquels seraient parqués des candidats à l’immigration, exclus, attendant leur retour à la case départ vers des dictatures qu’ils auraient fuies ! Mais cessons-là ces délires nauséabonds et superfétatoires. Nous sommes en France, en 2009, et non pas à la cour des Médicis, à Florence au quinzième siècle! Comme l’a souligné, avec un sens de l’à propos étonnant, le visionnaire génétique qu’est Mr Thierry Solère, vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine et par ailleurs auteur d’une remarquable interview de Mr Jean Sarkozy (2), « Jean est le fils d’un génie politique et il n’est donc pas étonnant qu’il soit précoce ». La valeur n’attend point le nombre des années et bon sang ne saurait mentir, comme nous le rappelle au passage la sagesse populaire. Des dictons auxquels fait honneur Mr Jean Sarkozy qui, rappelons le, a été élu maire de Neuilly à 21 ans, après un combat âpre et loyal, sur les terres mêmes où son père avait triomphé à 28 ans, en soufflant le poste, à un certain Charles Pasqua, alors président du groupe RPR au Sénat. Une certaine presse de caniveau s’était d’ailleurs déjà rengorgée, à l’époque, en se faisant l’écho de rumeurs concernant les conditions de cette prise de pouvoir (1), en prêtant, à notre désormais Président, des propos décalés totalement incompatibles avec le langage châtié auquel il nous a, depuis, habitué. À l’heure où Mr Martin Hirsch met en place un plan de promotion des jeunes il faut donc saluer cette nomination, initiative qui va tout à fait dans le sens de la politique volontariste mise en œuvre par notre gouvernement. Mr le Président Nicolas Sarkozy a par ailleurs affirmé haut et fort que, désormais, « ce qui compte en France, pour réussir, ce n’est plus d’être bien né mais d’avoir travaillé dur et avoir fait la preuve, par ses études, de sa valeur ». Et là encore, Mr Jean Sarkozy en est la vibrante démonstration. Ne faut-il pas, en effet, être doué d’une formidable puissance de travail pour mener, de front, plusieurs postes à responsabilité tout en assurant, parallèlement, la poursuite de son cursus universitaire. Et pour faire taire, une bonne fois pour toute, les mauvaises langues qui se complaisent dans la fange de la médisance, évoquant ad nauseum le retard scolaire de Mr Jean Sarkozy, je ne répondrai qu’une chose. Alors que de nombreux étudiants ont la chance, pour financer leurs études, de pouvoir travailler comme veilleur de nuit ou en tant qu’employé chez de grands noms de la restauration rapide, quel bel exemple d’abnégation et de désintéressement que celui fournit par M. Jean Sarkozy qui, rappelons le, ne touchera aucun salaire pour ce poste sensible qui va le propulser à la tête du premier quartier d’affaires européen.

(1)http://www.sarkozynicolas.com/video-jean-sarkozy-thierry-solere/
(2) Voir Les Dossiers du Canard, « Je les ai tous niqués » !

Parler vrai

20 avril 2009

Les propos crus de Nicolas Sarkozy sur Obama, Zapatero et Merkel, rapportés par Libération, sont sans précédent dans l’histoire de la diplomatie. Aucun chef d’État ne se permet de dénigrer ainsi des homologues étrangers, devant un groupe d’hommes publics… L’Élysée a détourné l’opinion de ce scandale en mettant l’accent sur la réaction pour le moins malvenue de Ségolène Royal. Le procédé nous ramène au bon vieux temps de la campagne présidentielle, quand les bêtises de Sarkozy s’effaçaient derrière celles de sa rivale («bravitude»,…).

Reste que les effets s’en feront sentir au détriment de la France. Dans ses prochaines rencontres internationales, à commencer par celle de Madrid, avec Zapatero, Sarkozy, tenu de faire oublier sa faute, sera obligé de faire profil bas et se trouvera en position de faiblesse pour négocier quoi que ce soit avec son interlocuteur. On l’a déjà vu avec Hu Jintao à Londres. Quant à Obama, qui méprise et à tout le moins ignore Sarkozy, il devient tout à fait improbable qu’il lui concède une promenade sur les plages du Débarquement, le 6 juin.

Mal-aimé, je suis le mal-aimé…

26 mars 2009

Le président chinois Hu Jintao a déjà averti qu’il n’aurait aucun contact personnel avec le président français lors du prochain G20, à Londres. Le président américain Obama semble sur la même ligne. Il est vrai qu’il n’a pas l’air de savoir que la France a un nouveau président depuis deux ans. Ainsi est-ce à Jacques Chirac, le prédécesseur de Nicolas Sarkozy (et sa bête noire), qu’il a transmis il y a quelques jours un chaleureux message l’invitant à poursuivre dans la voie de la paix (preuve qu’on est davantage estimé quand on s’oppose, comme Chirac lors de la guerre d’Irak, que quand on se couche, comme Sarkozy en Afghanistan et à l’OTAN). Le président russe Medvedev, qui a mesuré la véritable stature de son homologue français lors de la crise géorgienne (août 2008), s’est payé sa tête en singeant publiquement ses tics et son agitation devant des journalistes américains. En France même, voilà que Laurence Parisot, présidente du Medef (le syndicat patronal), perd à son tour patience en qualifiant ouvertement de «rodomontades et fanfaronnades» les propos moralisateurs et vains du président sur les revenus des grands patrons. Il n’y a que la vérité qui blesse…

Nicolas Sarkozy peut heureusement se consoler avec le soutien de tous les canards boîteux de la planète : de Raul Castro à Benoît XVI en passant par Chavez et Kadhafi.

Chassez le naturel,… il revient au galop

23 mars 2009

Dans son discours de campagne électorale à Saint-Quentin, Nicolas Sarkozy a réactivé l’argument de la sécurité, histoire de séduire le coeur de son électorat : les retraités et les personnes très âgées, en oubliant que la croissance régulière et continue des atteintes aux personnes est la conséquence de sa propre action depuis 2002 au ministère de l’Intérieur puis à l’Élysée.

Dans le même temps, au moment où les inégalités s’accroissent comme jamais, le président a lancé une diatribe contre «l’égalitarisme» ! Ainsi justifie-t-il son refus obstiné de pénaliser les très hauts revenus, si injustifiés soient-ils. Ainsi montre-t-il que la crise et la ruine du néolibéralisme n’ont rien changé à ses convictions intimes. Celles-ci le portent encore et toujours à glorifier l’acquisition de richesses au détriment d’autres valeurs comme la connaissance ou l’altruisme…

Enfermé dans la conviction que la crise ne durera que quelques mois, il espère un retour à l’ancien régime, celui de son enfance, d’avant Mai-68, dont il mythifie le souvenir, à l’image des royalistes qui, en 1815 et 1824, voulaient effacer 1789.

Rencontre du troisième type

20 mars 2009

Point de vue de Lorenzo Patti

« La poésie est une arme du futur » chantait Léo Ferré. Espérons le. En tous les cas la langue de bois et les campagnes de désinformation sont très certainement les armes de décervelage massives des bouffons qui nous gouvernent. Championne du monde toutes catégories et reine de l’oxymore notre vénérable Ministre de la l’Intérieur Michèle Alliot-Marie…

suite de l’article

Manifestants sympa, président crispé

19 mars 2009

Atmosphère chaleureuse et sympa à la manifestation syndicale Bastille-Nation : la plupart des manifestants arborent un autocollant : « Casse-toi, pov’con ! C’est Sarkozy qui le dit ». Et l’un des slogans n’est autre que : « Sarkozy démission ! »

Le ton monte dans le pays et l’on ne se cache plus pour exprimer sa rage à l’égard de Nicolas Sarkozy. C’est un tournant… Pendant ce temps, l’Élysée fait le dos rond et s’obstine dans une politique à contresens en laissant entendre qu’il ne peut faire rien de plus. Mon oeil ! Le « paquet fiscal » du 27 août 2007 est une injustice de plus en plus insupportable au regard des sacrifices demandés aux classes populaires.

C’est aussi une ineptie économique qu’il devient urgent d’abroger, de même que la promesse faite aujourd’hui aux restaurateurs de baisser leur TVA de 19,6% à 5,5% ! Cette mesure va coûter 3,2 milliards par an à l’Etat (l’équivalent de 150.000 emplois qualifiés à temps plein) et elle profitera à une catégorie d’employeurs qui ne craint pas la concurrence étrangère et manifeste un comportement incivique en employant de préférence des clandestins africains (y compris dans les établissements huppés et profitables comme La Tour d’Argent) !

Une mesure plus pertinente au regard de la conjoncture eut été d’employer ces 3,2 milliards par an en faveur de la recherche publique, pour donner un coup de fouet aux embauches de diplômés, à l’équipement des laboratoires et à la revalorisation des salaires des chercheurs en poste… Par la même occasion, l’État aurait pu rétablir une saine concurrence dans le secteur de la restauration en relevant de 5,5% à 19,6% le taux de TVA qui s’applique aux chaînes américaines de fast-food…

Manières de voir

17 mars 2009

Le Monde et la plupart des journaux titrent : «Baisse du patrimoine des Français pour la première fois en 30 ans».

Le Figaro se distingue avec ce titre autrement plus chatoyant : «Le patrimoine des Français a doublé en 30 ans» ! On peut suggérer au porte-voix de l’Élysée d’autres titres destinés à nous réconforter :
- Les Français voyagent deux fois plus qu’il y a 30 ans (malgré la crise),
- …
- L’espérance de vie des Français est encore deux fois supérieure à ce qu’elle était en 1789 (malgré la crise) !

Haro sur les jeunes !

13 mars 2009

Le Parlement français s’est saisi du dossier du téléchargement. On ne discutera pas ici de la pertinence de la future loi mais simplement d’observer qu’elle vise en premier lieu les adolescents, principaux auteurs de téléchargement pirate sur internet.

Cette loi vient après l’élévation de 16 à 18 ans de l’âge en-dessous duquel il est interdit d’acheter tabac ou alcool, mais aussi après l’abaissement de 16 à 13 ans de l’âge à partir duquel on peut jeter un délinquant en prison…

S’il y a une cohérence dans la politique du président Sarkozy (6 mai 2007: 70% des plus de 70 ans ont voté pour lui), elle est dans cette obstination à faire des «jeunes» les principaux fauteurs de troubles, tantôt qualifiés de «racaille», tantôt accusés «d’attendre la dernière semaine pour réviser les examens» (propos curieux dans la bouche de Nicolas Sarkozy, dont la scolarité a été particulièrement mauvaise).